Années |
Voyageurs transportés |
1898 |
364.982 |
1900 |
476.348 |
1901 |
492.164 |
1902 |
494.949 |
1904 |
493.196 |
1906 |
490.657 |
1910 |
470.206 |
1913 |
456.095 |
1915 |
356.352 |
1927 |
452.936 |
1930 |
438.110 |
1931 |
404.499 |
1932 |
335.206 |
1934 |
207.981 |
Environ 15 millions de voyageurs furent transportées durant les 37 années de service du Tramway.
Histoire |
Jour / Mois |
Années |
Histoire locale |
|
Création du premier service de transport en commun moderne à Paris sur une idée du célèbre philosophe Blaise Pascal |
16 mars |
1662 |
||
1er Tramway inventé par l'Anglais John Outram, il était alors tracté par 2 chevaux |
1775 |
|||
1ère locomotive à Vapeur construite par le mécanicien anglais Richard Trevithick |
1803 |
|||
30 septembre |
1821 |
inauguration du pont de Pierre |
||
1ère ligne de chemin de fer Stockton-Darlington en Grande-Bretagne |
1825 |
|||
1er autobus à moteur créé par l'anglais Walter Hancock |
1831 |
|||
1844 |
début de construction quai Deschamps |
|||
1858 |
début de construction de la passerelle de chemin de fer |
|||
1859 |
fin de construction quai Deschamps |
|||
1860 |
fin de construction de la passerelle de chemin de fer |
|||
1860 |
construction du pont de Langoiran reliant Portets |
|||
1864 |
phylloxera apparaît en Gironde |
|||
Début de la guerre France-Prusse |
juillet |
1870 |
||
Armistice de Versailles |
janvier |
1871 |
||
15 mai |
1873 |
inauguration de la gare de la passerelle à Bordeaux |
||
1880 |
à cause du phylloxera les vignerons remplacent les vignes par la culture maraîchère |
|||
1882 |
construction du pont de Cadillac reliant Cérons |
|||
1er chemin de fer électrique, la Chaussée de géants (Irlande) |
1884 |
|||
1ère voiture à moteur à explosion créée par Edouard Delamare-Deboutteville et Léon Maladin (France) |
12 juillet |
1884 |
||
1896 |
construction de la gare de l'Etat |
|||
| T B C |
1897 |
ouverture de la ligne TBC |
||
1905 |
||||
23 au 29 avril |
1907 |
grève des mécaniciens et chauffeurs du TBC |
||
28 juin |
1914 |
|||
La France entre en guerre |
août |
1914 |
||
Armistice de Rethondes |
11 novembre |
1918 |
||
Krash de Wall Street |
24 octobre |
1929 |
||
1933 |
ouverture d'un service de bus qui concurrence le TBC |
|||
30 juin |
1935 |
fermeture de la ligne TBC |
||
1939 |
gare de l'Etat désaffectée |
|||
Début seconde guerre mondiale |
septembre |
1939 |
||
Capitulation |
8 mai |
1945 |
||
1950 |
démolition de la gare de l'Etat |
|||
1954 |
construction de la caserne des pompiers quais Deschamps |
|||
1960 |
démolition de la gare de la passerelle |
|||
4 avril |
1965 |
inauguration du pont Saint-Jean |
||
1993 |
inauguration du pont d'Arcins (pont François Mitterand) |
|||
21 décembre |
2003 |
inauguration du Tramway de Bordeaux |
||
9 mai |
2008 |
le dernier train a traversé la passerelle à 11h56 |
||
11 mai |
2008 |
le premier train passe sur le nouveau pont ferroviaire |
Méritent aussi une mention les Kb, ces wagons de marchandises couverts, spécialement aménagés pour recevoir des bancs de jardin et utilisés pour le transport des passagers en cas d'affluence considérable, notamment les lundis de Pâques et de Pentecôte, ou les jours de courses de chevaux à Cadillac.
Et le fourgon, domaine du chef de train, partagé d'ailleurs avec le convoyeur des postes. Le chef de train... Ce cheminot me semblait un véritable acrobate. Ses fonctions ne lui imposaient-elles pas l'obligation assez périlleuse de sauter de marchepied en marchepied, d'une voiture à l'autre, pendant que roulait le train, pour aller délivrer des billets aux voyageurs montés à un arrêt facultatif ?
Quelques mots pour le postier, un peu à l'étroit dans le minuscule compartiment qu'il occupait à l'extrémité du fourgon ; personnage sympathique, assailli aux arrêts par des riverains de la ligne accourus au passage du train pour lui confier leur courrier. Il lui arriva, en cas de déraillement, d'être enseveli sous les sacs de dépêches, heureusement sans trop de mal.
Je n'ai pas oublié le son de la trompe à air qui, jusque vers 1910, servit d'avertisseur au mécanicien ; ni celui du sifflet et de la cloche qui lui furent alors substitué ; le premier utilisé en pleine campagne ; le second dans la traversé des villages.
Trompe ou sifflet, suivant l'époque, venait parfois troubler le sommeil : c'était dans la nuit du dimanche au lundi l'arrivée du "train des théâtres", ou, au printemps, mais à une heure moins tardive, le passage du "tramway des pois". Le "tramway des pois", comment écrire ces mots sans évoquer les marchés tenus aux abords de la gare de Cadillac et d'autres stations de la ligne, presque à la tombée de la nuit. Un convoi spécial, formé chaque soir, à la saison, emportait vers Bordeaux une des primeurs renommées de la région.
Je n'en finirais pas de rappeler des souvenirs de jeunesse en relation avec le défunt tramway : passage, en 1905, du train remorqué par une locomotive pavoisée, amenant à Cadillac le ministre de l'Agriculture Ruault pour l'inauguration du puits artésien et de la distribution d'eau potable de la ville ; plus tard, départs de Bordeaux le samedi vers mon village natal Béguey et retour le lundi vers le lycée, dans un enthousiasme mitigé, par le train quittant Cadillac vers 5h30.
C'est dans ce convoi matinal que, le 29 juin 1914, j'appris l'attentat de Sarajevo par les journaux apportés en gare de Baurech par le train "croiseur", et je n'ai pas oublié la prédiction de mes compagnons de voyage, élève du "petit lycée" de Talence, mon aîné de trois ans, sur les funestes conséquences probables pour l'Europe entière de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand...
Et le lundi 3 août suivant, en gare de Cadillac, j'assistai au départ des réservistes, dans un magnifique enthousiasme, réel ou apparent, que nous n'avons pas connu, en pareille circonstance, vingt-cinq ans plus tard ! ...
Dans le train du matin, je "repassais" (ou, hélas ! Ouvrier de la dernière heure j'étudiais) souvent mes leçons à la lueur de l'acétylène, qui avait de bonne heure remplacé les primitives lanternes à pétrole. Il m'est même arrivé d'essayer de lire éclairé par une bougie... Mais oui, pendant la guerre de 1914, un bout de bougie fixé sur le bec de gaz défaillant assura à certain moment l'éclairage des voitures. Pour empêcher, sans doute, la stéarine de s'accumuler au fond du globe de verre et de le rendre opaque, on eut alors l'idée de percer ce dernier d'un trou circulaire, ce qui n'était pas sans danger pour les vêtements des voyageurs. On dut bientôt d'ailleurs remettre en service les vieilles lanternes à pétrole placées extérieurement à chaque extrémité des voitures et éclairant l'intérieur par une ouverture pratiqué dans la paroi ! Enfin, quelque temps après la fin des hostilités, fut heureusement installé l'éclairage électrique, avec dynamo placée sous le fourgon.
Auteur inconnu...
Lai du train de Cadillac
(Fragment)
André Berry
Poète né le 1er Août 1902 à Bordeaux et mort le 7 octobre 1986 à Paris. Il résida souvent à Quinsac, dont il fut le citoyen d'honneur dès 1955, et où il fut enterré le 13 octobre 1986.
Le pylône et la maison - 1936 (extrait 1)
Sur le quai enduit d'une boue grasse et luisant de pluie, elle attendait longtemps le tramway. A cette heure tardive, les grandes voitures jaunes débordaient de grappes humaines. Alors, elle partait à pied, tournait au pont, regardait les feux du port trembler sur l'eau noire, et se jetait, exténuée, dans le tortillard. Pauvre petit train asthmatique, crachant la fumée à grand bruit, comme pour se donner de l'importance, et ferraillant la nuit dans les vignes ! On n'était pas arrivé à la passerelle que les lumignons troubles s'éteignaient par soubresauts, en clignant de l'oeil. Les bouillotes laissaient fuir une eau tiède sous les banquettes. Quand Jeanne débarquait enfin, à la petite gare, il lui fallait marcher souvent sous la pluie plus d'une demi-heure. Mais elle reconnaissait dans l'obscurité l'haleine pure et fraîche de la campagne.
Le pylône et la maison - 1936 (extrait 2)
Après le phylloxera, ces pièces de vignes marquées par un pointillé
avaient fait place à des prairies.
Deux fois déjà, des expropriations avaient dépecé la terre acquise et gardée avec tant de peine.
Mais qu'était le passage du chemin de fer à côté de celui des lignes électriques ?
Les voies ferrées ne gâchent pas le paysage. Elles ne portent pas avec elles la menace d'une mort foudroyante.
Le P.O. d'abord avait traversé la propriété.
Puis un tortillard démommé "Tramway", sans doute pour obtenir l'autorisation de lancer sur les routes ses chétifs wagons.
Combien de temps ce petit train essoufflé avait-il menacé les enfants sur le pas des portes ?
A peine trente ans ! Ce qui a été "saboté" ne dure pas. Le bon sens bafoué reprend son droit.
Sa victoire finale fait table rase des initiatives avortées. Non que ledit "tramway" - cauchemar des mères - n'eut pas rendu
des services !
Mais par qu'elle aberration ou qu'elle folie l'avait-on autorisé à cahoter ses voitures jusque dans les villages au seuil
des maisons ?
Passage à niveaux, trains sur les routes, tout cela disparaît peu à peu !
Combien a-t-il fallu de victimes, de vies sacrifiées, d'autos broyées, pour que la réaction se dessinât ?
Toutes ces fausses couches industrielles encombrent le pays d'un matériel destiné à disparaître.
La maison au bord du fleuve - 1937 (extrait)
Pendant seize ans ma vie s'est usée entre Bordeaux et La Tresne en allées et venues presque quotidiennes. L'hiver, je partais souvent dans la nuit noire. Sur le quai de la gare, en attendant le petit train poussif, astucieusement baptisé tramway de Cadillac - sans doute pour décrocher l'autorisation de passer sur la route - je regardais monter une aube mouillée derrière les ramures du château de La Tresne. Quand je débarquais à la Bastide, les commerçants ouvraient leurs volets. Le soir, après la journée de cours, traversant le pont, mes yeux se reposaient sur le fleuve scintillant des feux de bateaux. Les retours nocturnes sur la route déserte ne m'effrayaient pas.
Jean Balde
Ecrivain, poétesse et romancière (de son vrai nom : Jeanne Marie Bernarde Alleman)
(14 mars 1885 à Bordeaux -
8 mai 1938 à La Tresne).
Belles de Garonne (Récits des bords de fleuve) - 2006
"Mesdames, Messieurs ! Le progrès est une belle chose. Eh bien ce petit train, ce tramway, fut un jour pour nous, pour vous, l'image du progrès. Il reliait Bordeaux à Cadillac, soit trente-deux kilomètres, en deux heures et parfois plus, sachant qu'il y avait dix arrêts obligatoires et douze arrêts facultatifs. Il longeait la route départementale, coupait les villages, s'imposait partout. Il était bruyant et fumant, mais si utile. Au printemps le 'train des pois' emportait vers la ville les récoltes de nos vallées. Le dimanche soir, le 'train des spectacles', repartait de Bordeaux à 0 h 30 après le théâtre et ramenait chacun chez soi en toute sécurité. Et que dire des trains spéciaux, pour les foires, les élections, les fêtes ! Oui, Mesdames, Messieurs, le tramway de Cadillac a bien mérité son musée, que je déclare ouvert !"
NDLR : Le TBC a donc son musée, mais seulement dans un oeuvre de fiction qui allie histoire locale et roman fantastique.
Brigitte Lacombe
Bordelaise, Docteur en littérature française, auteur d'oeuvres sentimentales et de nombreux articles, elle a également publié deux livres historiques
"Belles de Garonne" (ISBN 2-35165-055-7) est publié aux Editions Atlantica
Une filleule de Bordeaux : Rions
Souvenirs historiques - 1910
(extrait de la préface)
[...] il nous faut remonter à 1902.
Un matin du 20 avril de cette année, un des wagons du tramway allant de Bordeaux à Cadillac,
était tout entier rempli par le Bureau et par une
délégation de la Société des Archives Historiques de la Gironde. Cette Société fondée, en 1859, par Jules Delpit pour recueillir les documents
épars concernant Bordeaux et la Guyenne, avait déjà, en 1902, publié trente-six volumes in-4° contenant des milliers de pièces inédites. Mais elle
s'était avisée que les érudits seuls iraient puiser dans ce trésor et qu'il fallait cependant le mettre à la portée de la masse, si elle voulait
répondre à son but de décentralisation historique. Aussi, profitant du talent de parole de plusieurs de ses membres, avait-elle organisé, tant au
chef-lieu que dans les vieilles cités du département, des conférences qui, en face de leurs anciens monuments, rappelaient ou, le plus souvent,
apprenaient aux habitants les fastes de leur pays natal.
C'était une de ces conférences qu'en ce jour du 20 avril devait faire à Rions M. Joseph Barrère, avocat à la Cour d'appel, lequel avait déjà donné
brillamment, à Bordeaux et à Saint-Macaire, sa mesure de conférencier.
Dans le wagon
des Archives Historiques la belle humeur régnait, grâce surtout à la verve aimable d'un des doyens (le la Société, artiste autant
qu'érudit, malheureusement décédé depuis, M. P.-Ariste Ducaunnés- Duval ; et la présence des dames "admises à l'excursion", selon la formule
usitée, n'était point pour diminuer un entrain de bon aloi.
Tout à coup l'une d'elles, qu'on eût pu, comme dans le Conte de fées, nommer " la Belle aux Cheveux d'or ", penchée à la portière, s'écria : "
Qu'est-ce que ce village que l'on aperçoit là-bas ? ".
Sur la droite, en effet, au fond de la plaine verdissante, se dressait une éminence pittoresquement crêtée de tours moyenâgeuses au pied
desquelles, parmi des bouquets d'arbres, s'abritaient des maisons aux toits rouges.
"Ce que vous voyez là, Madame, fut-il répondu à la voyageuse, n'est point un village. C'est
Rions où nous nous rendons : une ville authentique,
au passé glorieux, au présent vivace. Elle fut une grande villa romaine, un centre religieux marquant, une place forte redoutable. Au cours de
cinq siècles, avec des fortunes diverses, elle soutint vaillamment des sièges terribles. Puis, la zone des évènements politiques se déplaçant, on
laissa se démanteler les remparts inutiles; la Garonne qui baignait les murailles, s'en écarta ; la vie commerciale ne fut point suffisante pour
remplacer la vie guerrière.
Aussi, quand vint l'ère actuelle, abandonnée de son fleuve, éloignée des voies nouvelles, frustrée de toute importance administrative, simple
commune, il semblait que Rions, comme tant de cités jadis importantes, fût destinée à disparaître. Mais elle ne voulait pas du rôle de ville morte.
Malgrè sa faiblesse elle lutta contre les destins contraires et, par le persévérant attachement de ses habitants, par le dévouement infatigable
d'administrateurs d'élite, elle conquit, dans la mesure de ses forces, tous les organes qui constituent un centre moderne, maintenant ainsi sa
place dans le concert des villes girondines. Mais nous voici arrivés, et vous allez vous même juger de sa vitalité. "
Effectivement le tramway
s'arrêtait et devant la
gare un groupe stationnait, venu pour recevoir la Société des Archives.
J.Barrère, Th.Durepaire et G.Videau
Imprimerie Ragot - Bordeaux
Chroniques Pailletonnes (extraits)
Depuis le 27 mai 1891, une enquête est ouverte sur l'avant-projet de M. Fougère concernant le
tramway à vapeur Bordeaux-Cadillac.
Nous en reparlerons...
[...]
De même protestation la 17 février 1895 au sujet d'une gare de marchandises sur la ligne du tram à
Lestiac.
"3 routes (numéro 162, 172 et 25) qui des divers points de Benauge convergent vers
Paillet
sont un des éléments principaux susceptibles de
donner à la gare de cette commune une importance que n'obtiendra jamais celle de la commune de Lestiac".
Et le 11 mars, à la suite d'une lettre le Faugère concessionnaire du tram, la commune offre l8a de terrain pour installer la gare avec 3 voies
ferrées, une
maison-gare avec étage, une salle d'attente, un bureau, un quai, une halle pour marchandises. Ce terrain reviendrait à la commune,
si le train était supprimé après enlèvement de toutes constructions. Devant les exigences de certains propriétaires, la commune va-t-elle
exproprier ?
Non, dit le Préfet, cela regarde le concessionnaire. Or, Faugère prétend n'installer la station que sur cession gratuite du terrain.
Le Conseil Municipal découvre que le cahier des charges lui en fait obligation "M. Faugère a commis vis à vis d'une commune confiante un acte
que l'on pourrait qualifier sévèrement si les convenances ne s'y opposaient !".
Qu'il se débrouille seul pour trouver un terrain, le Conseil Municipal préfère s'occuper de l'installation du 57ème régiment qui va cantonner
dans Paillet !
Mais Faugère riposte : dans ces conditions, il n'est tenu qu'à installer un local pour voyageurs ! La commune qui tient à sa gare revient à sa
première proposition mais ne peut dépasser une somme de 2.500 F pour payer les expropriations.
Encore faudra-t-il emprunter cette somme le 23 août 1896 auprès de la Caisse de Dépôts et Consignations au taux de 7,18 %, sur 20 ans (d'où
imposition extraordinaire).
[...]
Le 12 août 1900 une boîte aux lettres est demandée pour la
gare du tram et pour la grand-rue alors qu'un arrêt de tram, à la grand-rue et au
grand chemin, se voit refusé...
Il sera redemandé quatre ans plus tard.
[...]
Le 30 novembre 1916 le Conseil Municipal proteste sur la majoration des tarifs du
Tram de Cadillac,
absolument inopportune et injustifiée.
"De 1897 à 1914, la société à réalisé de superbes bénéfices. En 1914, elle a augmenté ses prix d'un dixième. En 1916, elle supprime des trains,
n'éclaire pas les
wagons,
ne donne pas de bouillotes, n'a qu'un personnel réduit et augmente ses tarifs de 40%, rien que ça, en une seule
fois !"
Et des retards de 20 à 40 mn...
"Comment admettre qu'un train devant normalement partir de
Cadillac ç 5 h n'arrive ç
Paillet qu'à 6 heures et quart pour faire 6 km !!!
Un tram qui fait la plus grande partie de son trajet sur la
voie publique !
C'est nous qui lui fournissons le passage gratuitement, de plus la plupart des communes se sont imposées pour la construction des gares.
On semble trop l'avoir oublié."
Paillet ne l'a pas oublié et invite le Préfet à rappeler à l'ordre la Société du Tram.
[...]
Le 24 octobre 1931, vives protestations du conseil sur l'augmentation des tarifs du
Tram de Cadillac.
Il est vrai que la concurrence est établie depuis que la commune a autorisé en 1927 le transport automobile des voyageurs et des marchandises
par un certain monsieur Laporte.
Le Conseil Municipal peut donc établir des comparaisons, souhaitant une réorganisation des trams : qu'ils soient plus légers, plus nombreux,
plus confortables, mieux éclairés ; une amélioration des tronçons de voies qui, dans l'état actuel ont causé de nombreux accidents et sont de
plus en plus dangereux pour une circulation de plus en plus intense.
[...]
Dès décembre 1932, la Préfecture lance une enquète pour préparer le déclassement du
tramway Bordeaux-Cadillac.
Celui-ci impose au département des charges financières sans rapport avec les avantages que ce moyen de transport procure aux populations
desservies. Le Conseil Municipal se rangera à l'avis du Conseil Général mais désire que ce déclassement se fasse progressivement afin de
ne pas priver la population d'un mode de transport qu'elle utilise depuis 1897.
Il faudra prévoir des moyens suffisants de déplacement et éviter un brusque licenciement du personnel du
T.B.C.
Chroniques Pailletonnes - 1989
Le phylloxera, ce petit insecte venant d'Amérique, apparut en Gironde en 1864. Il s'étendit, en 30 ans à la France entière, faisant disparaitre complètement certains cépages et ruinant de nombreux vignerons.
A partir de 1880 pour trouver un nouveau débouché, les vignerons remplacèrent les vignes par la culture maraîchère et notamment la culture des pois. Il fallut plusieurs décennies pour reconstituer le vignoble en utilisant des plants venus d'Amérique connus pour leur résistance au fléau.
Le 28 juin 1914, l'héritier de l'empire austro-hongrois, l'archiduc François-Ferdinand, et son épouse, la duchesse de Hohenberg, sont assassinés à Sarajevo par un terroriste serbe.
Cet assassinat va servir de prétexte au déclenchement de ce qui deviendra la 'Première Guerre mondiale'.
PO : Compagnie "Paris-Orléans"
Cette compagnie possédait la ligne "Bordeaux - La Sauve - Sauveterre" qui avait un arrêt à Latresne, arrêt commun avec la ligne du TBC.